Phenoxyéthanol, parabens, silicones… Quels sont les 6 ingrédients à bannir de ma salle de bain ?

Pour prendre soin de votre peau, de votre santé, et de la planète, il y a certains ingrédients à bannir de vos produits cosmétiques. Lesquels et pourquoi ? On vous dit tout sur ces substances controversées, encore trop présentes dans les cosmétiques conventionnelles.

Depuis quelques temps maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à s’intéresser de près à ce qui compose les produits que l’on utilise tous les jours. En ligne de mire : les cosmétiques, que l’on applique quotidiennement sur notre peau et nos cheveux, et qui contiennent des ingrédients aux noms compliqués dont on ne connaît pas forcément les effets secondaires sur notre santé.

Après de nombreux rapports de la part d’établissements et organisations publiques de surveillance des cosmétiques et médicaments, on sait que certains ingrédients sont dangereux pour la santé et pour la planète. Si ceux-ci ne sont pas encore interdits, il est conseillé de les éviter au maximum.

Le phénoxyéthanol, un conservateur dangereux

Son nom vous dit sûrement quelque chose, puisqu’il s’agit d’un des produits les plus visés par la controverse, malgré sa présence dans de nombreux produits cosmétiques.

Le phénoxyéthanol est un conservateur synthétique issu de la distillation du pétrole appartenant à la famille des éthers de glycol, qui peut être écrit sur les listes INCI sous trois appellations différentes : « phenoxyethanol » bien sûr, mais aussi « EGPhE », et « phenoxytol ». En plus d’être polluant, il a des effets nocifs prouvés sur la santé.

C’est de 2002 à 2013 que l’ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé) a mené une étude poussée sur le phénoxyéthanol et sur ses effets sur la santé. Soumis à la réglementation européenne qui impose une concentration limitée à 1% dans les produits l’utilisant, ce conservateur a été reconnu comme allergisant par le rapport de l’ANSM, car il peut provoquer de l’urticaire et/ou de l’eczéma. Pire encore, il pourrait être cancérigène, nocif pour le foie et le sang et avoir de mauvaises incidences sur le système hormonal masculin. Il est également reconnu comme dangereux pour la santé des jeunes enfants.

Les silicones, des ingrédients purement synthétiques et extrêmement polluants

Facilement repérables dans les listes INCI des cosmétiques à cause de leur terminaison en -ane ou -one, les silicones sont très souvent utilisés dans les cosmétiques pour leur effet lissant, doux et propre sur la peau et les cheveux.

Les silicones ne sont en réalité que des diversions : ils embellissent seulement en apparence, en plaçant un film fin sur la peau et les cheveux. Mais celui-ci ne fait que recouvrir la surface de l’épiderme et de la chevelure, ne le soigne pas en profondeur et pire encore : il est occlusif ! De fait, les silicones obstruent les pores de la peau : au fur et à mesure, le film devient de plus en plus épais et empêche l’épiderme de respirer générant ainsi des comédons voire des boutons.

En soi, les silicones ne sont pas dangereux pour la santé, mais ils le sont fortement pour l’environnement. Purement synthétiques, ils sont composés de molécules inertes, stables chimiquement, ce qui leur permet une longue conservation… mais aussi une biodégradabilité très lente ! On estime qu’il faut environ 5 siècles pour qu’une molécule de silicone disparaisse entièrement.

C’est pour ses effets négatifs à long terme sur l’aspect de notre peau et sur l’environnement qu’il faut bannir les silicones de nos cosmétiques.

Les parabens, des perturbateurs endocriniens reconnus

Vous l’avez peut-être remarqué, mais depuis plusieurs années maintenant, de nombreuses publicités targuent leur dernier gel douche, crème ou shampoing d’être « garanti sans parabènes ». Et pour cause, ce conservateur a créé la controverse il y a peu, car il a été reconnu dans un rapport de l’Assemblée Nationale comme perturbateur endocrinien et allergène, après une longue étude (commencée en 2004) menée conjointement par l’ANSM, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et l’IVS (Institut de Veille Sanitaire).

Les parabens (aussi orthographié « parabènes ») dont les formes les plus dangereuses sont inscrites sous les appellations propylparaben, butylparaben, isobutylparaben, methylparaben et ethyparaben sont même soupçonnés d’être cancérigènes et notamment de favoriser le cancer du sein.

En France, il n’existe pour l’instant aucune réglementation qui interdit les parabens, mais face aux polémiques récentes, de nombreuses marques ont décidé, d’elles-mêmes, de les retirer de leur liste d’ingrédients.

Les huiles minérales, des substances issues de la pétrochimie

Tout comme les silicones, les huiles minérales ne sont pas foncièrement nocives pour la santé, mais pour l’environnement.

En effet, celles-ci sont issues de la pétrochimie. Cela implique que : non seulement elles utilisent une énergie fossile (donc non renouvelable), mais, de plus, leur production en elle-même est très polluante. Elles ne sont pas non plus biodégradables.

Concernant notre peau, les huiles minérales sont à bannir également, à cause de leur effet occlusif, qui empêche l’écoulement normal du sébum, et l’oxygénation naturelle de la peau.

On les reconnaît dans les listes INCI par leurs appellations « paraffinum liquidum », « petrolatum », « ceresin » ou « mineral oil ».

Le triclosan, polluant et mauvais pour votre santé

Le triclosan est régulièrement présent dans les cosmétiques et produits d’hygiène pour, d’un côté, son pouvoir antibactérien, et de l’autre, son effet moussant, idéal pour les dentifrices, gels douches et nettoyants visages.

Il est également utilisé comme un conservateur mais il a été reconnu comme étant un perturbateur endocrinien et thyroïdien, en plus d’être une substance potentiellement cancérigène. De plus, il rendrait les bactéries plus résistantes aux antibiotiques, pouvant donc empêcher, à terme, leur efficacité.

C’est aussi une catastrophe écologique, car en plus d’être très polluant à produire, il n’est pas totalement éliminé par le traitement des eaux usées et pollue gravement les écosystèmes marins.

On le retrouve dans les cosmétiques sous les noms « triclosan », « TCL », « trichlorine », « cloxifenolum », « lexol 300 », « aquasept », « irgasan », « gamophen »

En bref, pour prendre soin de sa peau et de ses cheveux, rien ne vaut les produits naturels !


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